Entrades amb l'etiqueta ‘Història d’Europa’

Napoleó

dimarts , 5/04/2011

Si fa uns dies parlava de biografies, és clar que de biografies com la de Napoleó n’hi ha poques. Us deixo unes mostres del que han dit d’ell grans historiadors.

L’home

Georges Lefebvre el vol amb capacitat de treball ilimitada, inteligent, “racionalista i filòsof” però pràctic, sense “ideologia” segons ell mateix, previsor, defensor al capdavall d’un estat unitari, construït

d’une pièce, suivant un plan simple et symetrique (…) il a détesté la féodalité, l’inégalité civile, l’intolerance religieuse; voyant dans le ddespotisme éclairé une conciliation de l’autorité et de la réforme politique et sociale, il s’en est fait le dernier et le plus illustre des représentants; en ce sens, il fut l’homme de la Révolution (Georges Lefebvre, Napoléon, 1969, p.65-72)

L’ascens al consulat

La burgesia republicana dels brumairiens (entre ells Sieyes) entenen Bonaparte com un instrument.

Mais, le soir du 19 brumaire, quand ils eurent bâclé l’organisation du Consulat provisoire, ils n’auraient pas dû conserver d’illusions. L’armée avait suivi Bonaparte et lui seul. Il était donc le maître (Georges Lefebvre, Napoléon, 1969, p.5)

1804, emperador

En rétablissant la monarchie et en accentuant le caractère aristocratique du régime, il séparait davantage encore sa cause la celle de la nation (…) La conquête impériale, le despotisme et l’aristocratie vont se donner carrière, sous les yeux de la natin, étonnée, inquiète, mais réduite à suivre, pour ne pas périr, le char du César triomphant (Georges Lefebvre, Napoléon, 1969, p.173)

Les estratègies militars

Certains considèrent que [la 'révolution militarie' commencé un peu après 1550] s’est prolongué jusqu’au XVIIIe siècle, incluant les guerres napoleóniennes ainsi décrites comme la fin, et non le début, d’une ère nouvelle. Nous ne partageons pas ce pont de vue. Alors que tous les conflits majeurs mêlent tradition et innovation, les guerres de la Révolution française, et plus encore les guerres napoléoniennes, en rupture très nette avec les passé, constituent l’origine des pratiques de la guerre moderne. On n’avait jamais encore assisté à une mobilisation aussi totale des ressources civiles et militaries, avec pour conséquence des changements fondamentaux dans la taille et le caractère des armées. Tandis que les campagnes du siècle précédent restaient souvent peu concluantes, les armées de masse de Napoléon opéraient à une échelle bien supérieure, avec une rapidité et une détermination inédites. Certes, la Révolution française annonçait déjà une nouvelle manière de faire la guerre, mais la supériorité des armées françaises n’avait pas été absolue et le nombre des défaites avait égalé celui des victoires. C’est seulement après la prise du pouvoir par Napoléon qu’apparurent des campagnes éclairs conduisant à des grandes batailles décisives qui servirent de modèle idéalisé à plusieurs génerations d’officiers supérieurs (Gunther E.Rothenberg, Atlas des guerres napoléoniennes, Éditions Autrement, Paris, 2000, p.16)

Le corps d’armée devint la principale unité de manoeuvre des armées napoléoniennes; il comprenait deux divisions d’infanterie ou plus, une division, ou une brigade, de cavalerie légère, un certain nombre de batteries d’artillerie et des détachements du génie et d’autres troupes auxiliaries. Les corps d’armée, commandés d’abord par un général en chef, puis par un maréchal, étaient capables de mener des opérations indépendantes (Gunther E.Rothenberg, Atlas des guerres napoléoniennes, Éditions Autrement, Paris, 2000, p.60)

Même en position de défense stratégique, il se battait toujours de manière offensive -son objectif principal était la déstruction du gros de l’armée ennemie plutôt que l’occupation d’un territoire ou d’une capitale (…) Les déploiements stratégiques faisaient l’objet d’une préparation minutieuse. On s’efforçait de garder secrètes les intentions de l’Empereur avant même que ne commencent les hostilités (…) Lorsque le principal rassemblement des troupes adverses était localisé, Napoléon resserrait le déploiement afin de rapprocher ses propes corps, adoptant pour l’ensemble de son armée une formation plus ou moins quadrilatérale connue sous le nom de ‘bataillon carré’. Le premier corps à engager l’ennemi devait le fixer pendant que les autres accouraient le soutenir. Une fois concentrés, ils donnaient souvent à Napoléon la supériorité numérique; dans le cas contraire, il manoeuvrait pour obtenir une supériorité locale en un point décisif (…) Le succès dépendait du secret absolu, de l’exactitude des renseigenments, de la précision du travail de l’état-major et surtout des jambes des soldats (Gunther E.Rothenberg, Atlas des guerres napoléoniennes, Éditions Autrement, Paris, 2000, p.34)

Clausewitz’s and Jomini’s analyses of the campaigns of Napoleon and Frederick the Great mark the bifurcationn of military theory and practice in the west (…) In addition to more specifically accurate predictions about the influence of technology on war, Jomini’s Précis de l’Art de la Guerre is a much more manageable, elegant, and polishe work. It is no surprising that Jomini was more popular among military men in the nineteeenth century, but because it was more specific and less universal it has dated more quickly than Clausewitz. It was through the medium of Jomini that the essentials of the Napoleonic method were communicated to a nation whicch proved an oddly competent practitioner of them -the United States. It is no coincidence that probably the best translation of Jomini into English was made by two West Pointers in 1862 (…) A generation of American officers raised on Jomini, including Lee, Sherman, and Grant, understood the importance of speed, manoeuvre, surprise action and, in this century, Pershing, MacArthur, Bradley, and Patton carried on the tradition of American expertise in the attack (Christopher Bellamy, The evolution of modern land warfare, Routledge, London / New York, 1990, pp.54, 59 i 65)

Governar l’imperi

La eliminación de cuerpos intermedios entre el Estado y los ciudadanos, y la libre circulación de bienes; la confiscación de las propiedades eclesiásticas; el equilibrio de los presupuestos gracias a la racionalización del sistema fiscal y del catastro; la abolición de los gremios y el individualismo económico; y la codificación de las fuentes y procedimientos legales para garantizar la igualdad ante la ley (…) parecieron grandes innovaciones en las áreas de expansión francessa debido a que se introdujeron o impusieron sobre estados y sociedades que todavía -en mayor o menor medida- funcionaban según las normas del Antiguo Régimen.

El período de adaptación a la administración y la legislación francesa en los territorios anexionados fue cada vez más corto (…) Napoleón aspiraba a imponer, en los momentos enlos que era más autoritario, la uniformización de leyes, costumbres y prácticas (…) Evidentemente, cuanto mayor era la insistencia de Napoleón en la aplicación uniforme del modelo francés, mayor era la resistencia que producía. El espacio y la vitalidad del pasado europeo trabajaban en contra del proyecto napoleónico. La presencia excesiva de los franceses provocó rencor. Y, en definitiva, la explotación militar y económica entraba en contradicción con la integración administrativa.

Todos los administradores responsables de introducir el sistema francés estaban de acuerdo en la necesidad de una aplicación gradual en los nuevos territorios (…) (Stuart Woolf, La Europa napoleónica, pp.138, 143, 159-160)

Napoleó (2)

dijous, 14/10/2010

Algunes qüestions que van sortir en la tertúlia d’ahir sobre Napoleó:

Els estralls de la guerra: no hi ha cap dubte que les conseqüències econòmiques i socials de les guerres napoleòniques van ser molt negatives arreu d’Europa.

El caràcter complex del personatge en relació al procés històric. Per una banda, Napoleó atura la Revolució; però per l’altre les seves reformes (venda dels béns de l’església, tolerància religiosa, uniformitat de lleis, …) són radicalment revolucionàries a l’Europa de l’Antic Règim.

El fracàs final del seu imperi fou degut en gran part al colapse de la seva estratègia militar: la recerca de la batalla decisiva per la seva efectivitat davant de la guerra de guerrilles (Peninsula Ibèrica) o davant d’un enemic que defuig aquesta batalla (Rússia).

Va morir sol a l’illa de Santa Helena el 1821, però la seva segona mullar (Maria Lluïsa, filla de l’emperador d’Àustria) i el seu fill, Napoleó, no van córrer la mateixa sort i van viure a Àustria-Hongria, protegits / retinguts per l’emperador.

Napoleó

dimecres, 13/10/2010

És difícil valorar en poques paraules la complexitat d’una vida com la de Napoleó, que amb tant poc temps va passar de ser un republicà proper a Robespierre (a punt de caure definitivament en desgràcia quan aquest va ser guillotinat) al general victoriós de 1796-97 a Itàlia, cònsul el 1799 i emperador el 1804! Com fer el retrat d’algú així, es preguntava Georges Lefebvre el 1969 a Napoléon. Ell li veia, tanmateix, característiques comunes al llarg de la seva vida: amb capacitat de treball ilimitada, inteligent, racionalista i pràctic, sense “ideologia” (segons Napoleó mateix), defensor al capdavall d’un estat unitari, “construit d’une pièce, suivant un plan simple et symetrique (…) il a détesté la féodalité, l’inégalité civile, l’intolerance religieuse; voyant dans le ddespotisme éclairé une conciliation de l’autorité et de la réforme politique et sociale, il s’en est fait le dernier et le plus illustre des représentants; en ce sens, il fut l’homme de la Révolution” (Georges Lefebvre, Napoléon, 1969, p.65-72).

De tot això en parlarem avui amb Lluís Roura i Manuel Moreno al programa “Para todos la 2″ de TVE2, sobre les 13:30 o les 14:00.

El “diumenge sagnant”, 38 anys després: l’informe definitiu

dilluns, 14/06/2010

Ara fa 38 anys, el 30 de gener de 1972, una manifestació d’entre 5.000 i 20.000 persones va marxar pels carrers de Derry, a Irlanda del Nord, per protestar contra la política  britànica a Irlanda del Nord. La manifestació, iniciada vora les 14:50 va veure frenada per dues  barrricades de l’exèrcit britànic. Una part de la manifestació va començar a llençar pedres i altres objectes contra l’exèrcit, que, en un primer moment, va respondre amb gas i, vora les 4 de la tarda, amb detencions de manifestants. Poc després, l’exèrcit va obrir foc i al llarg d’una mitja hora va perseguir els manifestants en una àrea de 3 o 4 carrers i va matar-ne 13 i ferir-ne 13 més, un dels quals també va morir.

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Una primera investigació no va aclarir gaire res -especialment el punt crític de “qui va disparar primer”, ja que l’exèrcit, en una versió negada per diversos manifestants, sempre ha al·legat que no van ser ells. L’any 1998 es va iniciar una segona investigació oficial, impulsada per Toni Blair en el marc de la pacificació d’Irlanda del Nord, i dirigida per Lord Saville. La comissió ha realitzat una llarga i minuciosa investigació que serà publicada pròximament.

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Llocs aproximats dels morts. Els trets van començar prop de la barricada de l'exèrcit britànic, a la dreta

The Guardian hi ha dedicat unes pàgines que val la pena de mirar-se, especialment pel que fa al perfil de Saville, a la recontrucció dels fets amb el que se sabia fins ara, i altra informació sobre el conflicte.

En un proper post: alguns punts importants de l’informe i una valoració d’algunes reaccions.